Arsenal / Manchester : un fauteuil pour deux !

Après la victoire difficile d’Arsenal face à Stoke, une chose semble désormais évidente : le titre se jouera entre les gunners et Manchester United. Un point seulement sépare les deux équipes de tête, les reds devils ayant un match en moins au compteur. S’il est encore trop tôt pour tirer des conclusions on peut néanmoins déjà dessiner les contours d’une fin de saison qui s’annonce comme toujours incroyable en Premier League. Arsenal ? Manchester United ? Wenger ? Fergusson ? Faites vos jeux rien ne va plus.

 

Un calendrier compliqué qui peut faire basculer l’avenir.

Manchester United, Arsenal. Deux équipes habituées aux grands rendez-vous et aux batailles acharnées de fin de saison. Ces derniers temps, ce sont les nordistes qui le plus souvent ont pris le pouvoir face aux joueurs de la capitale. Souvent, les gunners étaient proches du but. Toujours, ils manquaient le cadre de très peu. Mais cette fois l’histoire semble différente. Comme l’a souligné Bacary Sagna, « nous n’avons jamais été aussi proche et aussi bien placés ces dernières saisons, on ne lachera rien, la pression est sur Manchester ». Sauf que le stress, les hommes de Fergusson ont l’habitude de le gérer. Et Arsenal ne pourra compter que sur son talent et sur un peu de réussite pour espérer grignoter petit à petit l’espace qui les sépare encore de la grandeur et de la splendeur.

Un élément pourrait bousculer les choses, plus que le simple mental de deux équipes qui de toute façon sont formées pour résister. Manchester ayant l’avantage psychologique d’avoir souvent gagné ces dernières années contrairement à une génération d’Arsenal en manque cruel de trophée, mais que la coupe de la ligue pourrait positivement influencer. Ce petit élément perturbateur s’appelle calendrier. La Cup et ses replays, la ligue des champions et ses doubles confrontations et le championnat sont autant de compétitions à positionner sur une courte période.

Arsenal va par exemple jouer 6 matchs en 17 journées soit 1 match tous les 3 jours environ. Même chose pour Manchester, qui aura à cœur de vouloir briller dans toutes les compétitions et notamment sur le territoire européen. Cette période est à double tranchant. Soit elle se passe sous le meilleur des soleils et les joueurs ont le moral et la motivation reboosté par des victoires qui s’enchaînent. Soit l’équipe est prise dans une spirale négative et les 90 minutes de football deviennent d’un coup plus compliquées.

L’autre élément indispensable à la réussite collective, et qui n’a pas toujours sourit à Arsène Wenger, ce sont les blessures. Si Arsenal parvient à conserver au maximum son onze titulaire, et notamment une défense-type et un attaquant de feu tel Van Persie, les choses seront plus faciles. Et si la chance est vraiment du côté d’Arsenal cette saison, ce serait même Manchester qui pourrait être atteint du syndrome de l’infirmerie pleine.

 

Liverpool et Chelsea, pas champions mais arbitres

En attendant, gunners et red devils ont encore une dizaine de matchs pour faire la différence. Dans cette bataille il ne faut pas oublier les deux autres membres du big four. Liverpool et Chelsea, qui n’ont plus grand chose à espérer pour le titre, ont tout de même un challenge à relever. Se qualifier pour la ligue des champions face aux impressionnant outsiders que sont City et Tottenham. Arsenal rencontrera d’ailleurs ces derniers chez eux dans un derby ultra-important. Les spurs auront peut-être la tête à la ligue des champions et Arsenal aura à coeur de rattraper une défaite à l’aller qui fait tâche !

Les reds de Liverpool affronteront tour à tour Manchester et Arsenal. Les premiers à Anfield, les seconds à l’Emirates. Sur cette double confrontation, avantage aux gunners qui réussissent en général plutôt bien face à Liverpool. Mais la nouvelle équipe de Caroll revient bien ces derniers mois, et c’est offert notamment les blues dans leur antre. Un exploit que la bande à Gerrard pourrait reproduire. Le championnat dépendra en partie de cette équipe là.

Chelsea a déjà rencontré deux fois Arsenal. Egalité sur la double confrontation. Mais ce n’est pas le cas de Manchester, qui jouera le match aller et retour à quelques semaines d’intervalles. Une véritable aubaine pour les gunners, pour ce qui ressemblera certainement à une double confrontation au parfum de ligue des champions (Ne manquerait plus qu’aux deux équipe à se retrouver prochainement en coupe d’Europe). Si Chelsea souhaite sauver sa saison et son honneur, après deux défaites humiliantes face à Arsenal et Liverpool, il leur faudra battre les mancuniens. Et pourquoi ne pas par deux fois ? Ce serait alors des points en moins pour les diables rouges, et du bonheur en plus pour les cannoniers.

 

Des matchs pièges qui pourraient tout changer

Pour terminer cette anticipation de fin de saison, il faudrait également parler « des autres ». Car réduire la tournure du championnat aux quelques 5 ou 6 équipes de têtes serait une erreur ! Les « petits » vont se battre pour ne pas être relégués et plus directement parce qu’une équipe anglaise joue son va-tout jusqu’au bout. C’est l’esprit du championnat anglais et il pourrait bien jouer des tours à l’un ou l’autre des prétendants aux titres.

Parmi les troubles-fêtes à surveiller, on peut d’abord citer Everton. Manchester United aura le plaisir de recevoir cette équipe qui réussit plutôt bien à l’extérieur, et notamment face aux grandes équipes du championnat. A noter que les coéquipiers de Saha sont des grands consommateurs du match nul, qui serait un bien mauvais résultat pour les mancuniens.

Du même calibre, on a Bolton, que les deux équipes affronteront. Pour Manchester, ce sera à la maison et cela s’annonce plutôt simple vu les résultats très négatifs des Wanderers hors de leurs terres. A domicile, face à Arsenal, ce sera autre chose. Bolton réussit plutôt bien au Reebok Stadium et s’impose très souvent sur de petites marges.

On aura enfin quelques confrontations face à Stoke, Blackpool ou West Bromwich qui pourraient faire douter n’importe quel futurs champions.

L’avenir est difficile à imaginer, ni moi ni vous ne possédons en nous la possibilité de connaître et de décider du sort du championnat. Plusieurs inconnues restent à trouver : l’infirmerie, le calendrier, la forme des équipes à rencontrer, l’état d’esprit… A ce petit jeu là et si je devais me mouiller un peu, je dirais qu’Arsenal n’a en effet jamais était autant en mesure de réussir. Tant sur la qualité de l’effectif,  que sur le visage montré tout au long de la saison  où que, pour le moment Allelujah, l’équipe est épargnée de gros tracas physique. Mais à trop vouloir un rêve sans penser à la force de frappe de Manchester, ce serait d’ores et déjà se diriger vers une énorme désillusion, encore plus importante que les saisons précédentes. Prudence et action seraient peut-être les meilleurs éléments à garder en tête.



Un TGV rouge et blanc pour renverser la vapeur

Amis du football, fan du ballon rond et du sport de manière plus globale, réjouissez-vous ! Le huitième de finale aller entre Arsenal et Barcelone a fait bien plus que tenir ses promesses. Il a surtout promis un retour encore plus alléchant. Les deux équipes se sont livrées une bataille tout bonnement magistrale. Et à ce petit jeu du remake, c’est Arsenal qui a pris un très, très léger avantage (2-1). Pour la planète football, le retour vaudra le détour.

Après un match comme celui-ci, on se sent un peu mieux lorsque l’on est, comme moi, supporter d’un sport qui ne montre pas toujours son plus beau visage. Les deux équipes les plus joueuses de monde ont rendu une première copie qui, de l’avis de tous, restera dans les mémoires.

Tout était magique hier, du début jusqu’à la fin. L’Emirates stadium est enfin devenu temple, comme jamais depuis la prise du bail par Arsenal il y a quelques saisons. Dès le tunnel, les gunners ont du avoir le frisson et sentir le souffle intense des supporters déchainés. Quand une équipe adverse rentre dans une telle arène, c’est las peur qui l’envahit. Même le géant Barcelone s’est vu un peu plus petit. A coup sûr le Camp Nou répondra tout aussi merveilleusement le 8 mars.

60 millions de drapeaux rouges et blancs, des spots et un éclairage installés pour l’occasion, qui ont pu se déchainer par 2 fois en fin de match. Car la partie fut changeant : 70 minutes plutôt positives pour Barcelone, puis 10 minutes d’enfer. Ce sont les gunners qui dès le début ont respecté la consigne de Samir Nasri, titularisé à la surprise générale : « cette fois ce sera différent ». Ca l’a été jusqu’à la 26e minute, moment choisi par Villa pour inscrire le premier but Catalan sur un caviar de Messi. Mais, même si le génie argentin a eu 2 occasions en or, c’est Arsenal qui dominait les débats et qui aurait pu (et du) voir son maestro hollandais Van Persie ouvrir la marque.

Celui-ci n’a pas été aussi tranchant que lors de ses dernières prestations en championnat. Il a traversé le match sans réussite, comme toute l’équipe dont il était la pointe. Arsenal n’était pas moche à voir, mais décidément Barcelone semblait bien grand. Comme les saisons passées, un air de fatalité commençait déjà à se ressentir. Les gunners étaient trop, ou pas assez, en tout cas ils n’étaient pas comme il le fallait.

Mais une grande équipe et des grands joueurs naissent et vivent souvent dans la difficulté. Fort de ses expériences, les gunners ont fait le dos rond plus d’une heure, laissant les joueurs de Guardiola tomber dans la facilité. Et le Robin s’est transformé à la 75e minute en Batman pour voler au secours de son club. Sur un très bon service de Clichy, après d’innombrables temps fort des blaugranas, Van Persie a trompé Valdes (fautif sur le coup) dans un angle impossible ! Un but magistral qui a redonné de la force à toute une équipe et à tout un stade.

Et puis, en 5 minutes, les gunners ont donné raison aux commentateurs de Canal. « On sent qu’ils peuvent marquer à tout moment », sauf que jusqu’ici les journalistes parlaient de Barcelone. Mais c’était sans compter sur le duo Nasri-Arshavin (qui venait de faire une excellente rentrée). Sur un service parfait du français, le petit russe venait inscrire un grand but. Arsenal finissait le match en dominant pour la première fois depuis bien longtemps un Barcelone qui leur posait tant de problèmes. Le match retour s’annonce phénoménal. Arsenal se présentera avec de la confiance, avec l’avantage au score et surtout avec une équipe que Wenger a qualifié de merveilleuse. « On a battu la meilleure équipe du monde ». En serons-nous capable une seconde fois ? De la joie à l’exploit il n’y a plus qu’un pas, que nos onze gunners devront franchir sur le sol Espagnol …



20h40 Une seule chose à dire : faites-nous plaisir

Van Persie sera aligné, aux côtés de Samir, Cesc, Théo, et d’un onze titulaire et indiscutable toutes les fois ou ceux-là ont été alignés cette saison. Bon match à tous, bon match de gala, prenez-du plaisir, et gunners faites nous plaisir !!



15h30, Nasri ?

Nasri va jouer. QUel risque … J’avoue ne pas comprendre. Alors, plutôt que de réfléchir, je croise les doigts. Pour que le milieu de terrain ne se blesse pas et qu’il ne rate pas plus cette saison durant laquelle Samir sera indispensable. Ne vaudrait-il pas mieux le laisser au repos et lui donner sa place dans le groupe la semaine prochaine, après le tour de Cup ?

En tout cas, le point positif, c’est que c’est bon pour la confiance …  Ce soir ce sera le 11 titulaire



11h30, des battements de coeur pour un match à couper le souffle

Elle a beau parlé, depuis ce matin la tête est ailleurs. Prof intéressante, mais pas autant que ce qui attend un amoureux d’Arsenal comme moi ce soir. Dans 9h, Canal+ aura commencé son direct. 30 Minutes supplémentaires autorisées par la chaine cryptée pour un simple huitième de champion’s league … Impressionnant ! Et surtout révélateur de la dimension de ce match.

Qu’aurais-t-on pu réver de mieux ?Peut-être de voir cette confrontation en final, après que les deux plus belles équipes du monde à mes yeux aient éliminé les faibles sur leurs chemins respectifs. Un peu tôt pour que l’une ou l’autre de ces formations très joueuse soit ejectée. Mais l’élimination ne viendra que dans 1 mois environ. Ce soir, c’est gala à l’Emirates qui pour l’occasion aura revétu sa plus belle parure.

Comment vont se comporter les gunners ? D’après mes proches, on est mort. Le match sera magnifique, Arsenal est génial, mais l’ogre reste Barcelone. Point Final. Mon beau-père, Thomas, Clément, les textos pleuvent et les autres pleurent… de rire c’est dire. Moi, j’y crois. J’ai peur mais j’y crois. L’important, c’est de me faire réver … au moins quelques semaines. Juste me faire réver, et pas d’ores et déjà pas nous condamner.



9h, la fac, début d’une journée de cours

Est-ce que Koscielny tiendra le coup face au grand Messi ? C’est la question que se posent tous les gratuits que j’ai récupéré ce match dans le métro. Y-a-t-il eu un communiqué de presse ? Un suivisme des journaux ? Une conf’ de presse ? En tout cas tout le monde parle ce matin du défenseur central d’Arsenal qui a grimpé très rapidement mais qui n’a encore jamais connu le meilleur ? Le Barcelone de Guardiola.

Allez plus que 11h avant le choc, pour le moment j’suis qu’une vraie loque. Que le temps avance, et qu’Arsenal les devancent.



7h30, mon lit quelque part dans mon appartement

D-Day ! Arsenal – Barcelone, c’est pour ce soir ! Un bisou à ma chérie, que je ne verrais que très peu aujourd’hui match oblige, et direction la fac. Ma veste Arsenal mauve et jaune sur le dos, les gens me regardent bizarrement. Des filles voient Arsenal dans les journaux, voient le même nom sur ma veste, et d’un coup d’un seul font le lien …

Je croise un supporter de Barcelone (enfin l’est-il vraiment ? A-t-il déjà une fois visité le Camp Nou ?). Jogging, veste jaune fluo, chaussettes dans les baskets, un air de défi en voyant ma tenue. T’inquiètes mec, c’est ce soir sur le terrain que les choses vont se jouer, pas sur un trottoir du Nord de la France. Je continue mon chemin …



Dowd a assombri la ballade des gunners heureux

C’est un match qui restera dans les mémoires. D’abord parce qu’Arsenal a pris 4 buts et que ca ne lui était pas arrivé depuis que l’on avait croisé la route d’un petit argentin aux pieds d’or.  Egalement parce que les gunners menaient par 4 buts à 0 après 30 minutes de jeu et que le match aurait du être plié.  Parce que Walcott a inscrit le but le plus rapide de la saison après 40 et quelques secondes. Mais surtout, parce que l’arbitrage a encore une fois était trop approximatif et ciblé et qu’il a à coup sûr influencé nettement le score final. 4 partout, un match fou … fou comme l’arbitre de cette rencontre.

Si vous m’aviez dit que Philipp Dowd était dans le onze titulaire de Newcastle pour compenser le départ de Caroll et bien … je vous aurez cru ! Mais ça, nous en parlerons dans le prochain post. Restons concentré sur le match et sur le jeu. En sortant de notre tête les faits d’arbitrages qui ont influencé le jeu, on peut dire que le match s’est divisé en 3 manches tout à la fois orgasmiques ou pathétiques selon que l’on soit d’un côté ou de l’autre.

Une première de 30 minutes environ où les gunners ont été tout simplement merveilleux à voir. Tout ce qui était tenté était réussi … et Arsenal a beaucoup tenté ! D’abord à la 40e seconde. Le milieu de terrain compact d’Arsenal avait récupéré le ballon et Arshavin a lancé un Walcott plus rapide que son ombre. Dans le dos de la défense, le jeune anglais s’est promené et a inscrit le but le plus rapide de la saison. Quelques minutes plus tard, c’est Djourou, sur un coup de pied arrêté, qui a mis ses cheveux rouges comme son maillot sur un ballon parti en pleine lucarne. Puis, à la 10e minute c’est Van Persie qui est venu d’un beau plat du pied tromper une nouvelle fois la défense de Newcastle sur un service de Théo. 10 minutes, 3 à 0, c’était plié pour les gunners, comme semblaient l’indiquer tous les commentateurs et les spécialistes et comme tout bon supporter d’Arsenal le pensait.

A la 30e minute, le constat était clair surtout après le doublé du hollandais volant merveilleusement bien servi par Bac’ Sagna, qui redevient le lattéral droit indispensable que l’on aime. Les gunners n’avaient jamais montré une force collective aussi impressionnante depuis bien longtemps et tout semblait aller dans leurs sens. Jamais mis en danger, faciles à la récupération, offensivement impeccables, les joueurs d’Arsène Wenger montraient là le merveilleux visage que le coach français mettait en avant depuis des années.

Sauf que le match a ensuite dérapé dans une seconde phase bien plus sombre. Le soleil présent au dessus des têtes londoniennes a peu à peu disparu sous l’effet du vent du changement. Barton, le bien connu, a d’abord fait un tacle trop appuyé mais pas sanctionné sur un Diaby qui a certainement eu peur de retrouver rapidement l’infimerie. C’était le début de la fin. Au retour des vestiaires, ce même Barton a remis le couvert et aurait pu transformer la jambe du milieu récupérateur français en fourchette. Bêtement, Diaby est tombé dans le panneau et s’est fait sanction lui-même. Cela dit, il aurait pu attendre longtemps avant que l’arbitre Dowd ne le fasse. Diaby expulsé, Newcastle pas sanctionné pour son agressivité extreme, Dowd dans la poche des Magpies, cela en était trop pour Arsenal.

Eux qui trop souvent cette année et les saisons passées ont montré des faiblesses psychologiques pour terminer les matchs, n’ont pas réussi à remonter une pente de plus en plus glissante. Un premier but sur un penalty totalement ahurissant qu’a inscrit un certain … Barton qui aurait du être légitimement expulsé quelques minutes plus tôt en même temps que Diaby … Nolan lui aurait du l’être ensuite, après un mauvais geste sur le gardien d’Arsenal Schezny qui avait gardé le ballon trop longtemps suite au but. Puis Best, Tiote (sur un bijou) et une nouvelle fois Barton ont ramené les magpies à égalité à quelques minutes du terme du match.

La baisse de régime d’Arsenal a été faramineuse, trop pour prétendre à un meilleur résultat. Mais l’enseignement majeur c’est que l’arbitrage peut définitivement avoir sont mot à dire dans le championnat anglais et dans la marche en avant des londoniens d’Arsenal. La polémique enfle désormais heureusement pas comme l’écart avec le leader Manchester United qui, par miracle, a perdu à Wolverampthon et laissé échappé ainsi 3 points et l’espoir de faire aussi bien que les gunners de 2004 ! De quoi redonner un peu le sourire après une telle prestation.



Plus qu’un match … pour plus qu’une coupe !

La Carling Cup, un trophée ? Certains pensent que non, mais ni Manchester United ni Chelsea n’ont craché dessus auparavant, bien au contraire ! Cette saison, c’est Arsenal qui pourrait s’en satisfaire. Après cinq années sans le moindre trophée, les gunners retrouveront en février Wembley lors d’une finale qui s’annonce déjà historique pour la nouvelle génération blanche et rouge. Ils se sont débarrassé assez facilement d’Ipswich en demi-finale retour. Plus qu’une étape, la dernière et non des moindres, avant de soulever un trophée tant attendu. 

Cela pourrait être un réel catalyseur pour l’Arsenal de cette année, voire celui de cette demi-décennie. Une récompense qui ne paye pas forcément de mine, mais qui mine de rien va nous faire du bien. Les gunners ont validé leur ticket pour Wembley et pour la finale de la carling cup. Ce pourrait être la première sous l’ère Wenger, voilà peut-être pourquoi sa joie était bien plus marquée à la fin du match. L’entraîneur français doit lui aussi avoir conscience que cette première « dernière marche  » pourrait en entraîner et en emmener d’autres.

Tout s’est joué pendant la seconde période. Car les premières 45 minutes ont été compliquées face à une défense bien en place et, peut-être aussi, à cause d’un manque de réalisme face au but assez rare chez Arsenal … et chez Van Persie et Fabregas. Il aura fallut attendre la 60e minute pour que Super Nicklas Bendtner, assez transparent jusqu’ici, ne vienne remettre les deux équipes à égalité sur une magnifique percée et un bel enroulé du pied droit. S’il n’avait pas été blond, on aurait presque pu voir des reste d’un certain Thierry Henry dans le geste du grand danois. Sans en venir à là, il a au moins eu le don, comme son acolyte français de l’époque, de donner la chance à Arsenal de se battre à nouveau pour un titre.

Tout s’est alors emballé. Arracher la prolongation c’est bien, l’éviter et s’imposer c’est encore mieux ! Koscielny, en bon défenseur qu’il est … a mis sa tête 3 minutes plus tard sur un énième corner des joueurs locaux. Et a inscrit un second but pour les gunners synonyme de qualification. L’Emirates pouvait alors exploser et le défenseur français fraîchement débarqué l’été dernier célébrer son but d’une merveilleuse manière, lui qui devrait être prochainement papa. Malmenés pendant 1h, les coéquipiers de Fabregas (aligné pour l’occasion aux côtés de Van Persie, de Wilshere, de Sagna, de Djourou où de Clichy … Wenger avait décidé de faire jouer l’expérience) ont fait sauté d’un coup d’un seul le verrou et quasiment plié le match.

C’est d’ailleurs le capitaine qui est venu achevé une victoire méritée pour les londoniens. Sur une passe d’Arshavine, l’espagnol a parfaitement glissé le ballon au fond des filets. Score final, 3 buts à 0, une habitude désormais dans les résultats des gunners ! Une habitude qu’il faudrait conserver pour les prochains rendez-vous : celle de concrétiser les occasions aux meilleurs moments et celle de parfaitement défendre sans encaisser de but. Car à ce rythme là c’est non seulement la carling cup qui finira dans la vitrine de l’Emirates, mais ce pourrait bien être la Cup, le championnat et pourquoi pas la ligue des champions. Arsenal a un merveilleux visage, et celui-ci est encore plus beau quand la victoire finale vient doucement mais sûrement l’illuminer. L’année d’Arsenal ? Peut-être bien …



Avec retard, Arsenal passe la seizième.

Arsenal (re)jouait contre Leeds avant-hier pour les trente-deuxièmes de finale de la fameuse coupe d’Angleterre. Après un premier match catastrophique où les gunners n’ont eu que la chance d’égaliser, les pendules ont été remises à l’heure lors de ce replay. Arsenal s’impose trois buts à un. Mais plus que la qualification, c’est la manière qui fait plaisir. Il se dégage enfin une impression de force et de maîtrise d’une équipe trop souvent enclin aux doutes ses dernières saisons.

On prend les mêmes et on recommence ? Ce n’est pas du goût d’Arsène Wenger. L’entraîneur français n’a pas refait les mêmes erreurs que lors du match aller. Il a bien aligné une équipe différente de celle de son onze de stars réservée au championnat, mais il a cette fois conservé un où deux cadres pour donner le peps nécessaire aux autres de se dépasser. Cela a bien payé !

En parrain (ou leader, appelez ça comme vous voudrez) : Song, Chamackh, Sagna et surtout un Nasri déjà promu capitaine (le brassard lui va d’ailleurs assez bien !). L’ancien marseillais à de nouveau été impérial et m’a donné l’envie d’écrire tout le bien que je pensais de lui (voir article ci-dessous). Dès la 5e minute, le minot a mis les siens sur les meilleurs rails, du genre ligne à grande vitesse … Sur une bonne passe d’Arshavin (et vu l’état du russe, il faut le souligner) Nasri s’est baladé comme régulièrement il en a l’habitude dans les défense anglaises pour marquer d’une frappe chirurgicale du plat du pied.

Chirurgien ? Cela aurait pu être le métier de Jonhson, le joueur de Leeds, qui a répondu au non-moins précis et puissant Sagna d’une frappe limpide en pleine lucarne d’un Schezny et d’une défense d’Arsenal totalement spectateur. Les gunners menaient alors 2 buts à 0 grâce au second but de la saison de Sagna (soit 2 fois plus de buts que sur toute sa carrière !) : un bijou du latéral droit français qui, de l’entrée de la surface, avait surpris tout Leeds d’une frappe puissante et pleine de pureté. Les joueurs partaient se reposer sur un score de 2 à 1 qui laissait encore tous les scénarios envisageables.

Mais Arsenal a su gérer en véritable champion tout sa seconde période, tenant bien le ballon et maîtrisant une équipe de Leeds pourtant conquérante et poussée par un bon public. Wenger aurait alors pu se contenter de tenir le 2 buts à 1 synonymes de qualification. Mais Arsenal n’est pas Petrodollar City, non définitivement les gunners valent mieux que ça. Arsène aime le beau jeu et l’offensive. En faisant entrer Fabregas et Van Persie, au lieu de bétonner la défense pour conserver le score, le coach l’a encore prouvé. La suite du match lui a donné totalement raison ! Le revenant hollandais, sur sa seule occasion et de la tête, est venu entériner un résultat très positif pour Arsenal. Au prochain tour, les gunners descendent encore d’un échelon pour affronter cette fois une D3 anglaise. Autant dire qu’en gardant cet esprit et cette maitrise là, il en faudra du courage au petit poucet pour balayer l’ogre londonien qui semble cette fois totalement dans le vrai.