Arsenal / Manchester : un fauteuil pour deux ! 25 février
Après la victoire difficile d’Arsenal face à Stoke, une chose semble désormais évidente : le titre se jouera entre les gunners et Manchester United. Un point seulement sépare les deux équipes de tête, les reds devils ayant un match en moins au compteur. S’il est encore trop tôt pour tirer des conclusions on peut néanmoins déjà dessiner les contours d’une fin de saison qui s’annonce comme toujours incroyable en Premier League. Arsenal ? Manchester United ? Wenger ? Fergusson ? Faites vos jeux rien ne va plus.
Un calendrier compliqué qui peut faire basculer l’avenir.
Manchester United, Arsenal. Deux équipes habituées aux grands rendez-vous et aux batailles acharnées de fin de saison. Ces derniers temps, ce sont les nordistes qui le plus souvent ont pris le pouvoir face aux joueurs de la capitale. Souvent, les gunners étaient proches du but. Toujours, ils manquaient le cadre de très peu. Mais cette fois l’histoire semble différente. Comme l’a souligné Bacary Sagna, « nous n’avons jamais été aussi proche et aussi bien placés ces dernières saisons, on ne lachera rien, la pression est sur Manchester ». Sauf que le stress, les hommes de Fergusson ont l’habitude de le gérer. Et Arsenal ne pourra compter que sur son talent et sur un peu de réussite pour espérer grignoter petit à petit l’espace qui les sépare encore de la grandeur et de la splendeur.
Un élément pourrait bousculer les choses, plus que le simple mental de deux équipes qui de toute façon sont formées pour résister. Manchester ayant l’avantage psychologique d’avoir souvent gagné ces dernières années contrairement à une génération d’Arsenal en manque cruel de trophée, mais que la coupe de la ligue pourrait positivement influencer. Ce petit élément perturbateur s’appelle calendrier. La Cup et ses replays, la ligue des champions et ses doubles confrontations et le championnat sont autant de compétitions à positionner sur une courte période.
Arsenal va par exemple jouer 6 matchs en 17 journées soit 1 match tous les 3 jours environ. Même chose pour Manchester, qui aura à cœur de vouloir briller dans toutes les compétitions et notamment sur le territoire européen. Cette période est à double tranchant. Soit elle se passe sous le meilleur des soleils et les joueurs ont le moral et la motivation reboosté par des victoires qui s’enchaînent. Soit l’équipe est prise dans une spirale négative et les 90 minutes de football deviennent d’un coup plus compliquées.
L’autre élément indispensable à la réussite collective, et qui n’a pas toujours sourit à Arsène Wenger, ce sont les blessures. Si Arsenal parvient à conserver au maximum son onze titulaire, et notamment une défense-type et un attaquant de feu tel Van Persie, les choses seront plus faciles. Et si la chance est vraiment du côté d’Arsenal cette saison, ce serait même Manchester qui pourrait être atteint du syndrome de l’infirmerie pleine.
Liverpool et Chelsea, pas champions mais arbitres
En attendant, gunners et red devils ont encore une dizaine de matchs pour faire la différence. Dans cette bataille il ne faut pas oublier les deux autres membres du big four. Liverpool et Chelsea, qui n’ont plus grand chose à espérer pour le titre, ont tout de même un challenge à relever. Se qualifier pour la ligue des champions face aux impressionnant outsiders que sont City et Tottenham. Arsenal rencontrera d’ailleurs ces derniers chez eux dans un derby ultra-important. Les spurs auront peut-être la tête à la ligue des champions et Arsenal aura à coeur de rattraper une défaite à l’aller qui fait tâche !
Les reds de Liverpool affronteront tour à tour Manchester et Arsenal. Les premiers à Anfield, les seconds à l’Emirates. Sur cette double confrontation, avantage aux gunners qui réussissent en général plutôt bien face à Liverpool. Mais la nouvelle équipe de Caroll revient bien ces derniers mois, et c’est offert notamment les blues dans leur antre. Un exploit que la bande à Gerrard pourrait reproduire. Le championnat dépendra en partie de cette équipe là.
Chelsea a déjà rencontré deux fois Arsenal. Egalité sur la double confrontation. Mais ce n’est pas le cas de Manchester, qui jouera le match aller et retour à quelques semaines d’intervalles. Une véritable aubaine pour les gunners, pour ce qui ressemblera certainement à une double confrontation au parfum de ligue des champions (Ne manquerait plus qu’aux deux équipe à se retrouver prochainement en coupe d’Europe). Si Chelsea souhaite sauver sa saison et son honneur, après deux défaites humiliantes face à Arsenal et Liverpool, il leur faudra battre les mancuniens. Et pourquoi ne pas par deux fois ? Ce serait alors des points en moins pour les diables rouges, et du bonheur en plus pour les cannoniers.
Des matchs pièges qui pourraient tout changer
Pour terminer cette anticipation de fin de saison, il faudrait également parler « des autres ». Car réduire la tournure du championnat aux quelques 5 ou 6 équipes de têtes serait une erreur ! Les « petits » vont se battre pour ne pas être relégués et plus directement parce qu’une équipe anglaise joue son va-tout jusqu’au bout. C’est l’esprit du championnat anglais et il pourrait bien jouer des tours à l’un ou l’autre des prétendants aux titres.
Parmi les troubles-fêtes à surveiller, on peut d’abord citer Everton. Manchester United aura le plaisir de recevoir cette équipe qui réussit plutôt bien à l’extérieur, et notamment face aux grandes équipes du championnat. A noter que les coéquipiers de Saha sont des grands consommateurs du match nul, qui serait un bien mauvais résultat pour les mancuniens.
Du même calibre, on a Bolton, que les deux équipes affronteront. Pour Manchester, ce sera à la maison et cela s’annonce plutôt simple vu les résultats très négatifs des Wanderers hors de leurs terres. A domicile, face à Arsenal, ce sera autre chose. Bolton réussit plutôt bien au Reebok Stadium et s’impose très souvent sur de petites marges.
On aura enfin quelques confrontations face à Stoke, Blackpool ou West Bromwich qui pourraient faire douter n’importe quel futurs champions.
L’avenir est difficile à imaginer, ni moi ni vous ne possédons en nous la possibilité de connaître et de décider du sort du championnat. Plusieurs inconnues restent à trouver : l’infirmerie, le calendrier, la forme des équipes à rencontrer, l’état d’esprit… A ce petit jeu là et si je devais me mouiller un peu, je dirais qu’Arsenal n’a en effet jamais était autant en mesure de réussir. Tant sur la qualité de l’effectif, que sur le visage montré tout au long de la saison où que, pour le moment Allelujah, l’équipe est épargnée de gros tracas physique. Mais à trop vouloir un rêve sans penser à la force de frappe de Manchester, ce serait d’ores et déjà se diriger vers une énorme désillusion, encore plus importante que les saisons précédentes. Prudence et action seraient peut-être les meilleurs éléments à garder en tête.